Georges me manquera. Je me souviens avec nostalgie des moments que nous avons passés ensemble et la joie avec laquelle j'ai, grâce à lui, mis la première fois mes pieds sur les planches. Georges est un homme de foi, de passion, d'amour ; j'en rencontre si peu. Pour toujours, je garde sa vivacité et sa jeunesse comme exemples de bonne conduite pour nous les artistes si fragiles.
Sophie Marceau
Elle avait été sur la scène de l'Œuvre l'Eurydice d'Anouilh aux côtés de Lambert Wilson.
J'avais pour lui plus que de l'estime : de l'admiration ; et plus que des sentiments cordiaux : une affection vraie. Nous n'avons pas toujours été d'accord au moment où j'étais rue Saint-Dominique, mais nos différends ne nous ont jamais séparés sur l'essentiel : l'amour du théâtre et le respect dû au théâtre, à ceux qui allient le goût du risque à l'ambition artistique... Je mesure votre peine, chère France Delahalle. Me permettez-vous de vous dire que je la partage de tout coeur ? Et puis-je vous demander de transmettre mes condoléances à toute la profession, à travers le Fonds de soutien et le Syndicat des directeurs de théâtres ? Que la terre soit légère pour Georges, et que son souvenir inspire courage et foi à ses successeurs
Robert Abirached
J'ai toujours aimé l'énergie de Georges et souvent partagé ses goûts. Je n'oublie pas tous les soins qu'il avait mis à monter " La controverse ".... Gardons ensemble le souvenir vivant d'un véritable homme de théâtre, et imitons-le.
Jean-Claude Carrière
...Je salue l'intacte générosité de Georges Herbert à travers les orages qui ont parfois grondé entre nous. La SACD salue un grand directeur si volontaire, si passionné, si imlaginatif, au moment où il va quitter son bateau. Elle salue le flamboyant homme de théâtre qui a su, pour son juste orgueil et notre juste reconnaissance - détecter tant de talents d'auteurs.
Claude Brûlé alors Président de la SACD message de 11/95
A la faveur d'un engagement total Georges Herbert a hautement contribué, à travers les tournées, à promouvoir l'art théâtral, en France comme à l'étranger. Il a su donner toute son identité au Théâtre de l'Œuvre en le dotant d'une programmation ambitieuse et en y accueillant des comédiens de grand renom.Ses talents de dirigeant suscitaient la confiance et le respect d'une profession qu'il défendait et qui se voit ravir l'un de ses plus éminents représentants. Il me tenait à coeur de saluer sa mémoire et de m'associer à votre deuil.
Jean Tibéri Maire de Paris à l'époque
Nous sommes tristes, il a fait partie de notre vie et nous avons de si bons souvenirs ensemble
Nita et Michel Serrault
Je l'aimais pour son intégrité, sa colossale vitalité, son amour inégalable du théâtre, sa belle constance en amitié. Je lui dois des pièces et des voyages magnifiques. Il emporte avec lui la stature du grand directeur.
Henri Garcin
J'apprends avec une profonde tristesse la mort de Georges Herbert. Avec lui disparaît une grande figure du théâtre en France. Son nom restera lié" à celui des galas Karsenty-Herbert et aux grandes heures du Théâtre de l'Œuvre, dont il fut le Directeur attentif et passionné
Catherine Tasca Ministre de la Culture
Je n'ai pas oublié la confiance qu'il m'a faite lorsqu'à deux reprises en été, en 1986 et 1987, il m'avait permis de monter mon spectacle Grand-Père Schlomo pendant la vacance de Georges Wilson, à des conditions d'une folle générosité. Il y croyait ! C'était un personnage, un des grands seigneurs de ce métier.
Lionel Rocheman
Georges était pour chacun de nous non seulement le plus ancien et le plus important des tourneurs, mais aussi sans doute celui qui méritait le mieux le titre d'entrepreneur de spectacles. Sa quête perpétuelle de projets nouveaux, sa capacité de travail, sa volonté d'action, ses combats pour la défense de notre profession, resteront dans nos mémoires comme un vivant modèle.
Jean Claude Houdinière Président du SNES
Il a si bien incarné la passion du théâtre, il a si bien servi le théâtre, toujours attentif à la qualité, à l'humanité qu'il devait affirmer. Défenseur généreux du métier mais aussi des grands idéaux dont son art avait, dans son esprit, la mission de diffuser.
Paul-Louis Mignon
Notre chagrin est à l'égal de l'immense bonheur et l'immense succès que nous avons connu ensemble.
Colette Brosset et Robert Dhéry
J'aimais Georges. je lui dois ma reconversion. Je ne l'oublierai jamais.
Line Renaud
Ma plus belle image peut-être c'est Georges à notre congrès international du théâtre en Mai dernier à Marseille. Luttant avec le sourire contre la canicule, la fatigue, il était là : superbe, aussi passionné qu'à vingt ans, aussi précis, - aussi amusé, aussi pudiquement ancré dans sa volonté de servir le théâtre jusqu'au bout.
Les Brulé.
Malgré les incompréhensions qui ont toujours rendu difficiles les relations entre les gens de théâtre et la critique, je garde des échanges avec Georges Herbert un souvenir très précieux. Sa bonté, son talent à communiquer, son sourire, comptaient énormément dans le plaisir de venir à l'Œuvre, de vous croiser aux générales. C'est une grande figure de la passion théâtrale qui disparaît et va manquer à tous.
Bertrand Poirot-Delpech
Attristée par la disparition de celui qui emporte avec lui tout un pan de mes souvenirs. Je suis sûre que Georges va créer, " autre part ", un théâtre des ombres avec la passion que nous apprécions.
Françoise Dorin
Le théâtre qui perd un ami, un être précieux, un homme de combat, était sa vie et l'amour qu'il lui portait était sans bornes !
Hélène et Bernard Régnier Directeurs du Théâtre de la Porte Saint-Martin
En s'engageant dans la folle aventure du théâtre, Georges Herbert avait choisi, comme nous tous, la voie du risque, mais aussi celle de l'émotion des émotions intenses sans cesse renouvelées, celle qui laisse des souvenirs. C'est un des nôtres qui s'en va.
Bureau national du SFA
Pour beaucoup de comédiens comme pour moi, c'est une part de notre vie qui vient de s'en aller. Il nous a donné l'amour de notre métier et l'envie de l'exercer en bon artisan.
Marcel Cuvelier
J'ai fait auprès de Georges un grand bout de route et j'en garde de merveilleux souvenirs. Je penserai à lui souvent, avec tendresse.
Suzanne Flon
Toutes les occasions qui m'ont été données de rencontrer Georges ont beaucoup compté pour moi, et j'ai particulièrement apprécié la proximité et le soutien actifs et amicaux pendant ma présidence du Centre Français du Théâtre. Je n'oublierai jamais sa joie et sa passion lors du Congrès de Marseille : il était radieux car, avec lui, nous étions parvenus à réaliser une sorte d'utopie. C'était un homme de grande classe, combatif, généreux et sensible: un vrai patron de théâtre.
Pierre Santini
ancien Président du Centre Français du Théâtre
Président de l'Adami
J'aimais beaucoup Georges qui, dans notre métier, était d'un courage, d'une fidélité et d'une amitié que j'appréciais énormément. Il le savait, je l'espère.
Marcel Mithois