Née à Marseille Claudie Gastine y étudie, après le bac, le dessin aux Beaux-Arts. Elle « monte » à Paris en 1960, et suit pendant une année, le cours de décoration théâtrale de l’Ecole de la rue Blanche (devenu l’ENSAT, Ecole Nationale Supérieure des Arts et Techniques du Théâtre). En 1962, elle fait partie d’une équipe de décorateurs, formée par Suzanne Lalique, directrice de la décoration à la Comédie Française,qui prépare une exposition au château de Versailles.Au cours de ce premier travail, elle rencontre Lila de Nobili, Jean-Marie Simon, ainsi que Lydia et Rostislav Doboujinsky qui seront ses introducteurs dans le monde du spectacle.
Elle se forme auprès d’eux, participe aux spectacles de la Communauté théâtrale, théâtre-laboratoire, fondé par Raymond Rouleau, rue Mouffetard. Elle y crée ses premiers décors et costumes pour « Notre petite ville » de Thorton Wilder, repris en 1967, au Théâtre Hébertot.
Une longue et amicale collaboration la lie à R. Doboujinsky. Ensemble ils signent les costumes de « Casse-noisette » de Tchaikovsky, à l’Opéra de Stockholm dans la version de Rudolf Nureev (1967), elle crée les costumes de ballet, lui les caractères fantastiques : animaux et jouets. Plus tard, ils sont de nouveau associés pour la décoration des vitrines féeriques de Noël aux Galeries Lafayette (1970), sur le thème de « Vie publique et privée des animaux » de Granville. Elle crée les tableaux des 8 vitrines de façade, il réalise d’après Granville les têtes d’animaux de petits automates. C’est le prélude au spectacle « Peines de cœur d’une chatte anglaise » mis en scène par Alfredo Arias avec les acteurs du TSE. en 1977. Elle dessine les costumes, les masques sont de R. Doboujinsky.

"Peines de coeur d'une chatte anglaise"
Raquel

"Peines de coeur d'une chatte anglaise"
Sa rencontre avec Arias et le Groupe TSE en 1974, marque le début d’une belle collaboration. Elle crée en 1975 les costumes pour « Vingt-Quatre Heures », puis « Notes » et « Vierge » en 1976, « Peines de cœur d’une chatte anglaise » en 1977, « L’étoile du nord » en 1979, « Les jumeaux vénitiens » en 1980, « La veuve joyeuse » en 1983, « Boulevard du mélodrame » en 1985. Et les décors et costumes de « Trio » en 1981, « La vie de Clara Gazul » en 1986, « Le jeu de l’amour et du hasard » en 1987, « La ronde » en 1987 au théatre de l’Odéon.

"Le jeux de l'amour et du hasard"
Une grande complicité la lie à Jean-Marie Simon. Elle dessine les costumes d’ une quinzaine de ses mises en scène lyriques, la première étant « La Bohème » à Lucca (1974), puis « La Cenerentola » à Lyon (1977), « Louise » à l’Opéra de Nancy (1979), « Louisa Miller » à la Monnaie de Bruxelles (1982), « La Traviata » (1981) et « Manon » (1989) au Grand Théâtre de Genève, « Rigoletto » (1988), à l’Opéra Garnier…

"La Bohème"
Mimi

"Don Pasquale"
Elle collabore également avec Nicolas Joël, dessinant les costumes de « La rondine » à la Scala de Milan (1994), et de « Fedora » au Théâtre du Capitole de Toulouse (1995).
Avec Stein Winge costumes pour « Khovanshchina » à la Monnaie de Bruxelles (1996) et pour « Le songe » de Srindberg au Théâtre du Nord à Oslo ( 2003)
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"Khovantchina" |
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Avec Francesca Zambello, costumes pour « Dialogues des Carmélites » au Festival de Matsumoto Japon (1998), repris au Palais Garnier en 1999 et à l’ Opéra Bastille en 2004.
En 2006 elle crée la scénographie de «Bêtes de scène», exposition pour l'inauguration du Centre National du Costume de Scène, à Moulins sur Allier.
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