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Maquettes originales d’affiches dessinées et peintes

En ces temps où l’informatique est reine, on a tendance à oublier que longtemps, l’imprimerie a fonctionné telle que la décrit Balzac dans les premières pages des Illusions perdues... Comme au théâtre, le vocabulaire d’origine se perpétue, même si la modernité a installé des rotatives à couleurs multiples.

Comment ne pas évoquer le bonheur de se retrouver très tôt le matin, rue Pascal, aux Imprimeries Saint-Martin, les biens nommées car leur Directeur, Monsieur Grampayre était lui aussi un saint, toujours à l’écoute des théâtres, des directeurs et de leurs misères. Je parle d’un temps que les moins de soixante ans ne peuvent pas connaître.

A cette époque, les affiches étaient dessinées, selon les indications, du décorateur, du metteur en scène, de l’auteur ou du Directeur. Odile Olivon, la fille de Monsieur Grampayre, lui avait succédé toute aussi passionnée, elle poursuivait sa tâche aux Imprimerie Saint-Martin - la troisième génération a repris le flambeau dans la même branche - Connaissant notre vocation d’archiviste, en vertu de notre amitié et en mémoire de nos souvenirs, Odile a fait don à l’A.R.T., non seulement de nombreuses affiches, mais aussi des cartons qui en étaient les esquisses et que son père et elle avaient soigneusement conservés.

Les formats varient, ils sont souvent peints à la gouache sur des cartons de récupération, l’époque n’était pas au gaspillage, mais ils rivalisent d’idées, de couleurs, d’évocation poétique…

Sans vouloir me montrer nostalgique, moi qui ne puis vivre sans mon ordinateur, j’avoue que je regrette parfois ce temps, où après être tombés d’accord sur le projet ainsi dessiné, Monsieur ou Madame Grampayre en apportait le calque au format réel pour une relecture attentive. Cela se passait, généralement, sur le sol du bureau de la direction et on lisait et relisait plusieurs fois à haute voix, c’était la seule façon de ne pas se tromper, de ne rien oublier, et de valider ce qui servirait au film puis au tirage futur différents formats.

Maintenant, ça se passe par mail, on vérifie seul sur son écran et parfois, on se trompe…. Mais ceci est une autre histoire.

Danielle Mathieu-Bouillon

"Bossu (le)" de Paul Féval, mise en scène de Jacques Dacquemine
"Chatte sur un toit brûlant (la)", mise en scène de Peter Brook
"Cocotier (le)" de Jean Guitton , mise en scène de Paule Rolle
"Compagnons de la Marjolaine (les)" de Marcel Achard, mise en scène de Yves Robert
"Deux sur la balançoire" de William Gibson, mise en scène de Luchino Visconti

"Diable et le BonDieu (le)" de Jean Paul Sartre, mise en scène de Louis Jouvet
"Fric Frac" d'Edouard Bourdet
"Heure éblouissante (l')" de Anna Bonacci, mise en scène de Fernand Ledoux
"Homme de guerre (l')" de François Ponthier, mise en scène de Marcelle Tassencourt
"Idiote (l')" de Marcel Achard, mise en scène de Jean Meyer
"Mon mari et toi" de Roger-Ferdinand, mise en scène de Louis Ducreux
"Noir te va si bien (le)" de Jean Marsan, mise en scène de Jean Le Poulain
"Monsieur de Panama" de Jean de Letraz
"Notre Dame d'en haut" de J.J. Bernard, mise en scène de Anet Badel
"Nuit des rois (la)" de William Shakespeare, mise en scène de Jean Le Poulain
"Pic et Pioche" de Raymond Vinci, mise en scène de Robert Thomas, musique de Darry Cowl
"Pucelle d'Auteuil (la)" de Jean de Letraz
"Qui a peur de Virginia Woolf ?" de Edward Albee, mise en scène de Franco Zeffirelli
"Romanoff et Juliette" de Peter Ustinov, mise en scène de Jean-Pierre Grenier
"Soldat inconnu et sa femme (le)" de Peter Ustinov, mise en scène de l'auteur
"Tchin Tchin" de François Billetdoux, mise en scène de François Darbon
"Vol au-dessus d'un nid de coucou" de Dale Wasseman, mise en scène de Pierre Mondy
"Vu du pont" de Arthur Miller, mise en scène de Peter Brook


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