retour à l'accueil des textes thémathiques de l' Association de la Régie Théâtrale  

Anthologie biographique des auteurs dramatiques
1945 - 1975

L’approche de la connaissance par Internet implique l’apport essentiel de l’image. Les moyens financiers dont nous disposons, à l’A.R.T. sont extrêmement modestes et ne permettent pas de diffuser, dans la rubrique auteurs 1945-1975, les textes déjà rédigés concernant une trentaine de dramaturges à qui nous aimerions rendre hommage.
En effet, les droits photographiques, en dépit des conditions particulières dont l’Agence Roger-Viollet nous fait bénéficier en raison même de l’aspect purement culturel et absolument non lucratif de notre travail, sont malgré tout trop chers pour nous permettre d’aller aussi loin que nous le souhaiterions, Geneviève Latour, Jean-Jacques Bricaire et moi-même.

Danielle Mathieu-Bouillon

Sommaire des Auteurs - cliquez iciMarcel Achard, Arthur Adamov, Jean Anouilh, Jacques Audiberti, Gabriel Arout, Marcel Aymé, Samuel Beckett, Loleh Bellon, Jean Bernard-Luc, François Billetdoux, Édouard Bourdet, Pierre-Aristide Bréal, Jean-Jacques Bricaire et Maurice Lasaygues, Marc Camoletti, Albert Camus, Paul Claudel, Jean Cocteau, Jacques Deval, Roland Dubillard, Louis Ducreux, Michel Duran, Marguerite Duras, Jean Genet, Michel de Ghelderode, Jean Giraudoux, Sacha Guitry, Guillaume Hanoteau, Albert Husson, Eugène Ionesco, Thierry Maulnier, Henry de Montherlant, Georges Neveux, Marcel Pagnol, Steve Passeur, Jean Poiret, Claude-André Puget, Roger-Ferdinand, André Roussin, Françoise Sagan, Armand Salacrou, Jean-Paul Sartre, Marc-Gilbert Sauvajon, Georges Schehadé, Robert Thomas, Jean Vauthier, Boris Vian, Roger Vitrac

INTRODUCTION
par Jean-Jacques Bricaire

En 1945, Georges Pillement a publié une Anthologie du théâtre français contemporain. Cette recherche s’étalait sur trente années, de 1915 à 1945. L’auteur répartissait la production théâtrale en trois volumes, Le théâtre d’avant-garde, Le théâtre des romanciers et poètes, Le théâtre dit de boulevard ( puisqu’on n’a pas encore trouvé de terme satisfaisant pour qualifier le théâtre de divertissement ).

Dans son introduction, Georges Pillement se montre très sévère et même injuste dans le mépris qu’il affiche envers cette catégorie de spectacle. S’il est vrai que dans ce genre de théâtre le meilleur côtoie souvent le pire, il est difficilement acceptable de voir mépriser Feydeau et, en évoquant le théâtre de divertissement « seulement préoccupé de satisfaire les aspirations les plus vulgaires et les plus basses du public ». Ce boulevard qui, après quatre ans de guerre, prendra une autre tournure, le comique prenant ses sources dans la dérision et l’amertume, et son ton souvent bourgeois, guilleret et compassé ayant fait place à une liberté pleine d’ironie et quelquefois de férocité…

Plus surprenant encore, la liste des auteurs d’avant-garde dans laquelle on trouve Anouilh, Neveux, Salacrou, Sarment, Giraudoux, Passeur et Jules Romains. Ces créateurs, considérés à l’époque comme d’avant-garde, nous font mieux comprendre combien a été importante et rapide l’évolution théâtrale durant la période que nous allons traiter : 1945-1975.

En effet, les auteurs cités ci-dessus, en tant qu’avant-gardistes, font pâle figure auprès de leurs successeurs Ionesco, Beckett et Adamov.

Nous avons décidé de nous limiter à 1975, car à partir de cette date, la machine s’est emballée et la prolifération des auteurs n’a eu d’égal que celle des salles de spectacle qui, de 48, sont passées à 215, plus 25 cafés-théâtre. Il n’y a pas de semaine qui ne voie s’ouvrir une nouvelle salle. La plupart d’entre elles présentant plusieurs spectacles différents chaque jour, c’est près de 4OO propositions quotidiennes qui sont faites aux parisiens. Certains pensent que c’est un bien, d’autres le contraire.

Nous avons voulu traiter l’époque 1945-1975 car elle nous a semblé particulièrement riche, et mériter de figurer dans une anthologie, et l’arrivée du théâtre américain, succédant aux quatre années noires d’occupation, allait bouleverser l’ordre établi. Il est évident qu’en plus des auteurs révélés durant cette période, figureront ceux qui, avant 45, occupaient déjà une place de choix dans le répertoire dramatique et ont continué de produire après 45. Également, il nous a semblé utile de rappeler leur production antérieure, ceci afin qu’un lecteur néophyte puisse survoler l’ensemble des œuvres de l’auteur concerné. Certains trouveront peut-être discutable le choix de certains auteurs, choix qui, par définition ne peut-être qu’arbitraire. Il nous a semblé injuste d’oublier certains auteurs originaux relativement peu joués et n’ayant pas rencontré l’approbation d’un nombreux public.

D’autre part, il s’est révélé impossible de procéder, comme Georges Pillement, à un classement par catégorie car si, de 45 à 75, le théâtre a beaucoup évolué, c’est du fait des auteurs pour lesquels la plus grande liberté de création s’est imposée, liberté qui a abouti au mélange des genres. À part le pur boulevard, qui a poursuivi sa route avec sérénité, il nous a semblé difficile de déceler la part de la fantaisie, du social, de la recherche ou de la poésie dans la plupart des œuvres nouvelles. Cet ouvrage reflétera le plus grand éclectisme, où Marguerite Duras figurera aux côtés de Marc Camoletti. De même nous ne saurions, en aucun cas, porter le moindre jugement de valeur.

Par ailleurs, le nombre d’œuvres a posé un problème, car de grands auteurs, romanciers ou historiens n’ont écrit qu’une ou deux œuvres dramatiques. Les auteurs étrangers vivant en France et écrivant directement en français nous ont semblé devoir figurer dans le présent ouvrage.

En ce qui concerne certains très grands noms de l’Art Dramatique, nous nous sommes trouvés devant un dilemme, car leur gloire avait déjà suscité de nombreuses biographies. Pour Sacha Guitry par exemple, il existe une cinquantaine d’ouvrages retraçant sa vie et son œuvre. Il pouvait donc sembler inutile de publier une fois de plus ce qui avait déjà été fait. Il est néanmoins impossible, dans un tel ouvrage, de passer sous silence les biographies de Guitry, Pagnol, Aymé, Sartre, Camus et Montherlant.

Notre souhait est que ces textes puisse tomber sous les yeux d’un jeune curieux et que leur lecture éveille en lui le désir d’en savoir plus sur ces grands noms de notre théâtre.

Jean-Jacques Bricaire

Jean-Jacques Bricaire fut en 1948 le plus jeune administrateur des théâtres parisiens et en 2000 l’un des plus âgés des directeurs. Pendant cette longue période, il a travaillé avec l’ensemble des auteurs dramatiques, est devenu l’ami de la plupart d’entre eux et lui même, avec son complice Maurice Lasaygues, a fait jouer neuf de leurs pièces sur des scènes parisiennes. Malheureusement le décès de M. Lasaygues mit fin à cette heureuse collaboration.

Geneviève Latour se présente sous le vocable d’assistante-intermittente. Après avoir fait pendant quatre ans ses classes auprès de Pierre Dux, elle a eu le bonheur de travailler, le temps d’un montage de pièce ou bien plus longtemps, avec des metteurs en scène comme Jean-Marie Serreau, Jean-Louis Barrault, Jean Vilar, des auteurs comme Arthur Adamov, Eugène Ionesco, André Roussin, des décorateurs comme Jean-Denis Malclès ou Jacques Noël, pour ne citer que ceux-là. Depuis 1986, elle s'est consacrée au montage d’expositions concernant l’histoire du Théâtre.

Jean-Jacques Bricaire et Geneviève Latour
Les auteurs, Jean-Jacques Bricaire et Geneviève Latour au Théâtre de Paris, 1951
(photo DR)

Sommaire

Ces biographies sont accompagnées en fin de texte de critiques de l'époque et de l'extrait d'une pièce choisie par les auteurs pour sa représentativité.

Note de l'illustrateur: L'A.R.T. possède beaucoup plus de photographies dans ses collections qu'elle ne peut en montrer en raison des droits d'auteurs prohibitifs .
Par ailleurs, certains textes sont en cours d'illustration.

Marcel Achard
par Geneviève Latour

Arthur Adamov
par Geneviève Latour

Jean Anouilh
par G. Latour et J.-J. Bricaire

Gabriel Arout
par Jean-Jacques Bricaire

Jacques Audiberti
par Geneviève Latour

Marcel Aymé
par Jean-Jacques Bricaire

Samuel Beckett
par Geneviève Latour

Loleh Bellon
par Geneviève Latour

Jean Bernard-Luc
par Jean-Jacques Bricaire

François Billetdoux
par Geneviève Latour

Édouard Bourdet
par Geneviève Latour

Pierre-Aristide Bréal
par Jean-Jacques Bricaire

Bricaire et Lasaygues
par Geneviève Latour

Marc Camoletti
par Geneviève Latour

Albert Camus
par Geneviève Latour

Paul Claudel
par Geneviève Latour

Jean Cocteau
par Geneviève Latour

Jacques Deval
par Jean-Jacques Bricaire

Roland Dubillard
par Geneviève Latour

Louis Ducreux
par Geneviève Latour

Michel Duran
par Jean-Jacques Bricaire

Marguerite Duras
par Geneviève Latour

Jean Genet
par Geneviève Latour

Michel de Ghelderode
par Geneviève Latour

Jean Giraudoux
par Geneviève Latour

Sacha Guitry
par Geneviève Latour

Guillaume Hanoteau
par Geneviève Latour

Albert Husson
par Jean-Jacques Bricaire

Eugène Ionesco
par Geneviève Latour

Thierry Maulnier
par Geneviève Latour

Félicien Marceau
par Geneviève Latour

Henry de Montherlant
par Geneviève Latour

Georges Neveux
par Geneviève Latour

Marcel Pagnol
par Jean-Jacques Bricaire

Steve Passeur
par Jean-Jacques Bricaire

Jean Poiret
par Geneviève Latour

Claude-André Puget
par Jean-Jacques Bricaire

Roger-Ferdinand
par Jean-Jacques Bricaire

André Roussin
par Jean-Jacques Bricaire

Françoise Sagan
par Geneviève Latour

Armand Salacrou
par Jean-Jacques Bricaire

Jean-Paul Sartre
par Geneviève Latour

Marc-Gilbert Sauvajon
par Jean-Jacques Bricaire

Georges Schehadé
par Geneviève Latour

Robert Thomas
par Jean-Jacques Bricaire

Jean Vauthier
par Geneviève Latour

Boris Vian
par Geneviève Latour

Roger Vitrac
par Geneviève Latour

Mise en page, réalisation, recherche iconographique Vincent Parot

Anthologies biographiques des grands auteurs dramatiques de l'après-guerre

reproductions interdites
Tous droits réservés
© A.R.T / Les Auteurs

haut de page



la mémoire du théâtre
retour à l'accueil