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Une enfance solitaire

À la mairie du village de Villeneuve sur Fère ( Aisne ), le 6 août 1868, Louis-Prosper Claudel, déjà père de deux petites filles, Louise et Camille, déclarait la naissance de son troisième enfant, un garçon cette fois, prénommé Paul qui sera baptisé le 11 septembre.

L’enfant était venu au monde dans un ancien presbytère désaffecté, appartenant à l’oncle de Mme Claudel. Ce dernier décéda l’année suivante et la famille dut s’installer dans une autre demeure du village où elle était heureuse de revenir passer ses vacances tous les étés.

En 1870, Mr Claudel, receveur de l’Enregistrement et bientôt Conservateur des Hypothèques, fut muté à Bar-le-Duc. La famille donc s’y installa. De par ses fonctions, M. Claudel assuma mille et une mutations. C’est ainsi que le cursus scolaire du jeune Paul fut fort agité. À cinq ans, l’enfant entra à l’école des Sœurs de la doctrine chrétienne, puis en classe primaire du lycée de Bar-le-Duc. En 1876, il reçut les leçons d’un précepteur de Nogent-sur-Marne et en 1879, il fut externe au collège de Wassy.

Après avoir fait sa communion solennelle, Paul abandonna toute pratique religieuse.

L’enfant était taciturne, secret, renfermé sur lui-même, il avait peu de rapport avec sa famille qui ne lui connaissait aucun ami.

paul claudel
(photo DR)

Camille, la cadette, souhaitait devenir sculptrice et supportait mal les divers déménagements que les fonctions de son père imposaient à la famille, n’avait de cesse que de vouloir venir vivre à Paris, Monsieur Claudel, en commun accord avec son épouse, décida que dorénavant la mère et les trois enfants s’installeraient définitivement dans la capitale. Pour sa part, il poursuivrait, seul, ses déplacements tout d’abord à Rambouillet et ensuite à Compiègne.

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