Association de lalogoRégie Théâtrale  
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La tristesse des derniers jours

Les dernières années de Michel de Ghelderode furent douloureuses, plus pour son entourage que pour lui-même. Jeanne, l’épouse fidèle, l’infirmière dévouée, entretenait en lui la dernière petite flamme de vie. André Reybaz, l’ami fidèle, se souvint : « Malgré les trompettes de la résurrection, je crois qu’il ne put se replanter vraiment dans l’existence. Il flottait, non sans certaine délectation entre terre et non-être. État qui donne peut-être, un sentiment d’infini. Il assistait à la représentation de ses pièces écrites. Il ne savait plus quand, comme dans un rêve dangereux et merveilleux dont il ne pouvait plus, dont il ne voulait plus se dégager. Son dialogue avec les maladies, avec les anges de la mort, étant tant le tissu de sa vie qu’il devenait un rabâchage sans signification… ». 1

Ce fut en 1962, le 1er avril (jour des farces) que Michel de Ghelderode quitta définitivement ce monde.

Mort ou vif, il fut joué dans le monde entier : en France et à Bruxelles, évidemment, mais aussi en Italie, en Allemagne, en Angleterre, en Espagne, en Norvège, au Danemark, en Pologne, à New-York, Chicago, Buenos Aires, Rio de Janeiro, Bogota, Montréal, Tel-Aviv ainsi qu’au Japon.

Michel de Ghelderode
Michel de Ghelderode dans son monde
in Programme original de L'École des bouffons

Collections A.R.T.

1 André Reybaz Têtes d’Affiches éditions La Table Ronde 1975

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la mémoire du théâtre